Qu’est-ce que le phénomène Chemsex, qui se diffuse rapidement dans paris ?

Derrière ce mot-valise (« chemicals » pour produits chimiques en anglais et « sex ») se cache une pratique qui consiste à consommer des psychotropes ou des drogues de synthèse pour intensifier et prolonger les rapports sexuels.

Pour donner une idée de l’expansion possible du Chemsex, citons une précédente étude qui montrait que sur les 500.000 utilisateurs de l’application Grindr (site de rencontres entre hommes), « entre 25 et 30 % des inscrits » déclaraient s’y adonner.

Le sexe mélangé à la prise de drogues, comme la méthamphétamine, la méphédrone ou le GBL « provoquent une désinhibition des émotions sexuelles ».

Selon l’étude, en plus de la difficulté, pour les consommateurs, à maintenir une relation ou à passer du temps avec sa famille, « ces drogues contribuent de manière phénoménale à la propagation du VIH », par le partage des aiguilles entre partenaires.

Pour lutter contre ces risques, la Ville de Paris a annoncé la mise en place d’un plan d’information et de réduction des risques du Chemsex ainsi que de communiquer pour la diffusion la plus large possible d’informations sur le sujet.

Sources : 20Minutes – Sea, Sex and Chems.