affaire mila « la peur change de camp »

Dix hommes et trois femmes âgés de 18 à 30 ans ont comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement en ligne et menaces de mort à l’encontre de la jeune Mila, qui avait tenu des propos polémiques sur l’islam.

Que risque les internautes en question ?

« Je te souhaite de mourir de la façon la plus atroce qui puisse exister (…) je me ferai le plus grand plaisir de lacérer ton corps avec mon plus beau couteau », a ainsi envoyé une jeune femme âgée de 19 ans. « Mila elle continuera jusqu’à ce que quelqu’un la trouve et la crève, c’est tout ce qu’elle mérite. Et tous ceux qui défendent Mila méritent de crever à leur tour », a écrit un autre prévenu âgé de 20 ans. Des messages susceptibles de constituer un délit de harcèlement en ligne. Ils risquent jusqu’a trois ans de prison et 75.000 euros d’amendes pour « menaces de mort » ainsi que deux ans de prison et 30.000 euros d’amendes pour harcèlement moral en ligne.

La réaction de Mila ?

Visiblement émue à la sortie de l’audience et entourée par son service de protection policière, Mila a tenu à rappeler qu’il n’y avait « pas d’anonymat » en ligne. « Que l’on soit un jeune adolescent, un adulte, à partir du moment où on commet un crime sur Internet, on peut être recherché, retrouvé et être jugé devant un tribunal (…) Il est temps de le dire, que la peur change de camp et plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera fort et puissant face à la menace et au harcèlement », a-t-elle conclu face aux caméras.

Le procès a été renvoyé au 21 juin.